Poêle à bois Hase : fabriqué à Trèves depuis 1979, quoi contrôler avant l’achat

Poêle à bois Hase : fabriqué à Trèves depuis 1979, quoi contrôler avant l’achat
Sommaire6 sections
  1. 01Ce que Hase annonce sur sa fabrication
  2. 02Une gamme de 14 modèles au catalogue allemand
  3. 03Les données à exiger avant de signer
  4. 04Budget : des repères ADEME, aucun prix Hase vérifié
  5. 05Les aides en octobre 2026
  6. 06Utilisation et entretien d’un poêle à bûches

Hase fabrique ses poêles à bois à Trèves (Trier), en Allemagne. Le fabricant annonce que toute la production se fait dans sa manufacture familiale et que la vente passe par des revendeurs agréés. Pour choisir un modèle, la fiche technique compte autant que la marque : puissance, rendement, label et conduit existant décident du résultat dans votre salon.

Ce que Hase annonce sur sa fabrication

Selon le site du fabricant (consulté le 19 octobre 2026), l’entreprise produit des poêles à Trèves depuis 1979. Elle affirme que la production entière se fait dans sa manufacture familiale et parle de poêles « 100 % made in Germany ». Chaque pièce d’acier y est coupée, formée et usinée. La céramique est façonnée à la main, à partir d’eau, d’argile et de chamotte. Hase cite aussi un laboratoire de combustion interne et une vente réservée à des revendeurs agréés dans 17 pays.

Une gamme de 14 modèles au catalogue allemand

La page « Kaminöfen » du site allemand de Hase liste 14 modèles au 19 octobre 2026 : Astana, Basilia, Como, Elvas, Jena, Lima, Luno, Osaka, Padua 160 R, Patna, Sendai 155, Sendai Pro 135 L, Sila et Sila Plus. Le catalogue proposé en France par les revendeurs peut différer de cette liste : demandez-leur les références disponibles.

Cette page ne donne ni la puissance, ni le rendement, ni le label des modèles. Ces données se trouvent sur la fiche de chaque appareil ou dans le catalogue que le fabricant propose de commander.

Les données à exiger avant de signer

Quatre informations suffisent à comparer deux poêles, de Hase ou d’une autre marque.

  • La puissance nominale. Selon l’ADEME, les poêles à bûches courants vont de 4 à 12 kW. Une maison mal isolée peut demander 12 kW, contre 5 à 9 kW si elle est isolée. Pour une maison récente (RT 2012 ou RE 2020), 5 kW au maximum suffisent en chauffage principal.
  • Le rendement. L’ADEME donne 75 à 90 % pour les poêles à bûches. Un rendement de catalogue se compare à ce repère.
  • Le label. Pour Flamme Verte 7 étoiles sur un appareil à bûches, Qualit’EnR cite un rendement supérieur à 75 %, des particules fines limitées à 40 mg/Nm³ et un monoxyde de carbone limité à 0,12 %. Les pages Hase consultées n’indiquent aucun label : demandez la fiche du modèle visé.
  • Le conduit. Un poêle se raccorde à un conduit conforme à la norme NF DTU 24.1. S’il n’existe pas, il faut le créer, comme l’explique l’article sur le poêle à bois sans conduit.

Budget : des repères ADEME, aucun prix Hase vérifié

Aucun tarif de modèle Hase n’a pu être vérifié sur les sites consultés : le prix se demande à un revendeur agréé, avec la pose et le conduit. Pour situer un devis, le guide de l’ADEME « Adopter le chauffage au bois » (octobre 2020) donne, hors pose, 1 000 à 5 000 € pour un poêle à bûches et 5 000 à 16 000 € pour un poêle à accumulation. La pose coûte de 200 à 3 000 €.

Si le logement n’a pas de conduit, ajoutez de 1 900 à 3 500 € posé pour en créer un, ou de 1 000 à 1 600 € pour rénover et raccorder un conduit existant. Ces montants datent de 2020 : en octobre 2026, ils servent de repère et ne remplacent pas un devis détaillé.

Les aides en octobre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus un poêle à bois seul. Restent la rénovation d’ampleur, certaines primes CEE et l’éco-prêt à taux zéro, détaillés dans l’article aide poêle à bois ou à granulés. Selon l’ADEME, un appareil labellisé Flamme Verte (ou de performances équivalentes), installé par un professionnel RGE, est une condition nécessaire pour obtenir les aides.

Utilisation et entretien d’un poêle à bûches

  • Un bois sec. L’ADEME demande une humidité inférieure à 23 % et un séchage d’au moins 18 mois après la coupe, à l’abri de la pluie, dans un endroit aéré et surélevé. Les prix du bois sont détaillés dans l’article sur le prix du stère de bois.
  • Un allumage par le haut. Ouvrez toutes les entrées d’air au départ, puis réduisez-les une fois le feu pris, sans jamais les fermer complètement.
  • Un ramonage au moins une fois par an. L’ADEME recommande deux passages au-delà de 6 m³ de bois par an, dont un pendant la saison de chauffe. Un professionnel de l’annuaire des ramoneurs remet un certificat.
  • Un entretien annuel de l’appareil par un professionnel qualifié, que peut aussi assurer un cheministe.

Les bonnes pratiques de combustion sont résumées sur la page de l’ADEME se chauffer au bois pour consommer et polluer moins. La fabrication à Trèves se lit sur la page du fabricant.

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