Précarité énergétique en France : 3,1 millions de ménages, 35 % ont eu froid
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La précarité énergétique désigne la difficulté d’un ménage à payer l’énergie nécessaire pour se chauffer correctement. L’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) la mesure chaque année. Son tableau de bord 2025 donne les chiffres les plus récents, et la saison de chauffe qui s’ouvre est le bon moment pour connaître les aides disponibles.
Cinq indicateurs pour mesurer la précarité
| Indicateur | Résultat |
|---|---|
| Taux de précarité énergétique (indicateur économique, 2023) | 10,1 % des ménages, environ 3,1 millions |
| Même taux sans bouclier tarifaire ni chèques énergie | 17,9 % |
| Ménages ayant eu froid au moins 24 heures (hiver 2024-2025) | 35 %, dont 37 % pour raisons financières |
| Ménages en difficulté pour payer des factures (2025) | 36 %, soit 8 points de plus qu’en 2024 |
| Interventions de fournisseurs pour impayés (2024) | environ 1,2 million, en hausse de 24 % |
Ces chiffres proviennent d’indicateurs et d’enquêtes de périodes différentes, ce que l’ONPE précise lui-même. Le taux de 10,1 % concerne l’année 2023 (10,8 % corrigé des conditions météo). Parmi les bénéficiaires du chèque énergie, 59 % déclarent avoir eu froid et 62 % éprouvent des difficultés de paiement.
Chèque énergie : le guichet reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2026
Le chèque énergie 2026 va de 48 à 277 € pour les foyers dont le revenu fiscal de référence 2024 est inférieur à 11 000 € par unité de consommation. S’il n’est pas arrivé, le guichet de demande reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2026. Les conditions et la démarche sont détaillées dans l’article sur le chèque énergie 2026 et dans celui sur le chèque énergie pas reçu.
Ce que protège la trêve hivernale, et ses limites
Du 1er novembre au 31 mars, les fournisseurs n’ont pas le droit d’interrompre l’électricité ou le gaz d’une résidence principale pour impayé (energie-info.fr). Elle comporte des limites :
- la puissance électrique peut être réduite, à 3 kVA pour un contrat de 6 kVA ou plus et à 2 kVA pour une puissance inférieure ; les bénéficiaires du chèque énergie sont exemptés s’ils ont transmis leur attestation au fournisseur ;
- le fioul, le bois et le gaz en citerne ne sont pas couverts ;
- une résidence secondaire n’est pas protégée.
Impayé : échéancier, CCAS et FSL, dans cet ordre
- Appeler le fournisseur pour demander un échéancier de paiement.
- Contacter le CCAS de la commune ou le conseil départemental : un travailleur social peut solliciter le Fonds de solidarité pour le logement (FSL).
- En cas de coupure pendant la trêve, écrire immédiatement au fournisseur, puis saisir le Médiateur national de l’énergie si rien ne bouge.
Le FSL est géré par chaque département, qui fixe ses propres critères. Il peut couvrir tout ou partie d’impayés d’énergie, sous forme d’aide ou de prêt sans intérêt, et son dépôt suspend les procédures de recouvrement pendant deux mois (Selectra, sur la base du fonctionnement départemental).
Pourquoi seuls les travaux baissent durablement la facture
Les aides au paiement soulagent l’hiver en cours. Seuls les travaux baissent la facture durablement. Depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus l’isolation ni le chauffage au bois, mais la rénovation d’ampleur reste ouverte, avec un taux de 80 % pour les ménages très modestes. L’accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov’ est pris en charge jusqu’à 4 000 € pour un logement indigne ou en précarité énergétique avec des revenus très modestes. Le détail est dans l’article sur MaPrimeRénov’ en 2026.
Pour les gestes sans travaux, les astuces d’isolation à petit budget et la programmation du chauffage limitent la consommation. L’article sur la lutte contre la précarité énergétique complète le tour d’horizon des dispositifs.
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