Granulés de lin : 450 € la tonne annoncés, pour chaudières à agro-pellets

Granulés de lin : 450 € la tonne annoncés, pour chaudières à agro-pellets
Sommaire4 sections
  1. 01Ce que l’on sait des granulés de lin
  2. 02Pourquoi un poêle à granulés de bois n’est pas fait pour le lin
  3. 03Le granulé de bois de référence en octobre 2026
  4. 04Autres granulés alternatifs

Les granulés de lin sont des granulés d’origine agricole, fabriqués à partir de lin et non de sciure. Leur promesse est un prix plus bas que le granulé de bois. Ils ont été présentés en 2022 par des entreprises du Nord, mais aucun relevé de prix ni point de vente n’a pu être vérifié au 19 octobre 2026. Ce qui suit distingue les chiffres connus de ce qui reste à confirmer.

Ce que l’on sait des granulés de lin

Deux projets ont été relayés en septembre 2022. Le premier est une start-up installée dans une pépinière à Wormhout (Nord), Prodlin. Selon le média Neozone, elle prévoyait de vendre ses granulés autour de 450 € la tonne, alors que le granulé de bois valait environ 600 € la tonne à l’époque. Le titre de l’article annonçait « trois fois moins cher » : les chiffres du texte donnent plutôt un rapport de 1,3.

Le second est celui de Soels Electrotech, à Comines (Nord). L’article indique qu’un fabricant de chaudières, Guntamatic, avait déjà adapté ses machines aux granulés de lin, et que la mise sur le marché était attendue environ deux ans plus tard. Le fondateur de Prodlin reconnaissait de son côté que ses granulés n’étaient pas assez compressés : la qualité restait à travailler.

  • Pouvoir calorifique donné pour le lin : 4,5, contre 4,9 pour le granulé de bois, sans unité précisée dans l’article.
  • Cendres : « un peu plus » que pour le bois, sans chiffre.
  • Appareils visés : des chaudières à agro-pellets, avec un brûleur différent de celui d’une chaudière à granulés de bois.

Pourquoi un poêle à granulés de bois n’est pas fait pour le lin

Un granulé de lin n’est pas un granulé de bois, et la réglementation de qualité le traite à part. La certification ENplus ne s’applique qu’à la biomasse ligneuse : un granulé de lin ne peut donc pas porter ce label. Pour les granulés non ligneux, la norme ISO 17225-6 fixe d’autres classes de qualité.

Cette norme signale pour ces combustibles une teneur plus élevée en cendres, en chlore, en azote et en soufre. Elle cite des risques d’encrassement, de scorification (cendres qui fondent en croûte) et de corrosion. Un mélange avec de la biomasse ligneuse peut améliorer la combustion.

Le granulé de bois de référence en octobre 2026

Un granulé ENplus A1 doit atteindre au moins 4,6 kWh par kilo, avec 10 % d’humidité au maximum et 0,7 % de cendres au maximum sur matière sèche. Ce sont les critères à comparer avec n’importe quel granulé alternatif.

Côté prix, l’écart qui motivait le lin s’est réduit : le granulé en vrac se relevait à 426 € la tonne au 1er octobre 2026 selon Selectra, bien loin des 600 € de 2022. Pour les sacs de 15 kg, les relevés d’enseignes du 19 octobre 2026 sont dans l’article sur le prix du sac de pellets, et le prix du jour dans l’outil de comparaison par enseigne.

Autres granulés alternatifs

Le lin n’est pas la seule piste. Les agro-pellets regroupent des granulés de résidus de cultures : chanvre, paille, coques de tournesol, noyaux d’olive. Le marc de café en fait aussi partie : voyez l’article sur les granulés de marc de café. Pour la notion de biomasse qui les relie, lisez la définition de la biomasse.

Toutes ces filières demandent la même vérification : l’appareil est-il homologué pour ce combustible, quel est son taux de cendres, et qui garantit sa qualité ? Pour un poêle domestique, le granulé de bois certifié reste le choix documenté. Le classement des pellets explique comment le choisir.

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