Tamiser les granulés de bois : le test des 75 g pour savoir si c’est utile

Tamiser les granulés de bois : le test des 75 g pour savoir si c’est utile
Sommaire5 sections
  1. 01Ce que sont les fines
  2. 02Le test des 75 g, pas à pas
  3. 03Ce que la poussière provoque dans le poêle
  4. 04Tamiser, aspirer ou changer de granulé
  5. 05Humidité et cendres : hors de portée du tamis

Tous les sacs de granulés contiennent un peu de poussière, et rien n’oblige à tamiser chaque sac. Un test de pesée, qui prend dix minutes, indique si le lot en contient trop. En dessous de 75 g de fines pour 15 kg, le tamisage apporte peu. Au-dessus, il protège l’alimentation et le brasier du poêle.

Ce que sont les fines

Le référentiel ENplus appelle fines les fragments, la poussière et les copeaux qui traversent un tamis perforé de 3,15 mm. Ses limites : 1 % de la masse au maximum en vrac, mesuré au chargement du camion, et 0,5 % en sac, mesuré à la sortie d’usine pour les catégories A1 et A2. Sur un sac de 15 kg, 0,5 % représente 75 g.

Ces fines se forment à chaque choc : chargement, transport, manutention de la palette, transvasement dans le réservoir. Un granulé de bonne durabilité mécanique en produit peu, mais aucun granulé n’en est exempt.

Le test des 75 g, pas à pas

  1. Prenez un sac fermé, de préférence en milieu de palette, et ouvrez-le dehors.
  2. Versez-le en plusieurs fois sur un tamis de maille d’environ 3 mm, tel que celui décrit dans l’article sur le tamis à pellets fait maison.
  3. Recueillez ce qui passe à travers, puis pesez-le avec une balance de cuisine.
  4. Comparez au repère : 75 g pour un sac de 15 kg de catégorie A1.

Un résultat un peu supérieur sur un sac bousculé pendant le transport reste courant, car la limite est mesurée au remplissage, avant le transport. Un résultat nettement plus élevé, ou une poussière qui s’accumule à chaque sac, signale un granulé friable.

Ce que la poussière provoque dans le poêle

Selon Neozone, un site d’actualité grand public, les fines s’accumulent au fond du réservoir et peuvent gêner l’allumage, bloquer la vis sans fin et encrasser le creuset. Le site ne chiffre pas ce risque, et un lecteur y souligne qu’un tamisage énergique abîme lui-même les granulés. Les conséquences dépendent donc de l’appareil et du lot.

Le geste d’entretien le plus sûr consiste à nettoyer régulièrement le réservoir pour que les granulés ne s’accumulent pas autour de la vis, et à vider le creuset. Un guide d’entretien grand public conseille de nettoyer le creuset à la main au moins une fois par semaine. La notice de l’appareil reste la référence.

Tamiser, aspirer ou changer de granulé

  • Tamiser le sac : le plus efficace quand le test dépasse le repère. Un tamis maison ou une pelle à fond perforé conviennent, comme décrit dans l’article sur la pelle à pellets anti-poussière.
  • Aspirer le fond du réservoir : utile en fin de palette, quand le dernier sac contient le plus de poussière.
  • Changer de granulé : si chaque sac dépasse le repère, mieux vaut changer de fournisseur que d’investir dans un tamis.

Humidité et cendres : hors de portée du tamis

Le tamis retire la poussière. Il ne change ni l’humidité ni la teneur en cendres du granulé. Le guide pratique de l’ADEME fixe à 10 % l’humidité maximale des granulés et rappelle qu’ils se dégradent vite quand le stockage est mauvais. Un sac qui a pris l’eau gonfle et s’effrite : il se juge à l’odeur et à l’aspect, pas au tamis. Les contrôles se trouvent dans l’article sur la conservation du stock de l’an dernier.

Entre tamiser chaque sac et ne jamais le faire, le test des 75 g donne une règle simple, applicable à chaque nouvelle marque.

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