Consommation d’un four électrique : 26 € par an, 6 € de gain avec un A++
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Un four électrique de 63 litres, utilisé 187 fois par an, consomme 130 kWh par an, soit 26 € à 0,20 € le kWh, selon l’ADEME. Un modèle de classe A++ descend à 100 kWh. L’écart n’est que de 6 € par an : les économies se trouvent surtout dans la façon de cuisiner, et dans l’usage de la pyrolyse.
Le four face aux gros postes de la maison
Le four reste un appareil modeste à côté du chauffage. Dans le tableau de l’ADEME, le four électrique (130 kWh par an) se place près du lave-vaisselle (150 kWh) et de la plaque vitrocéramique (200 kWh), très loin du chauffe-eau électrique (1 300 kWh). Le micro-ondes consomme 40 kWh par an. Les autres postes sont listés dans l’article sur la consommation électrique moyenne d’un foyer.
Au quotidien : une résistance qui s’arrête et redémarre
Un four de 2 000 W ne consomme pas 2 kWh chaque heure. Sa résistance se coupe pour maintenir la température : en usage réel, Selectra estime la consommation de 1,2 à 1,6 kWh par heure, soit environ 0,24 à 0,32 € au tarif réglementé. Selectra retient aussi une moyenne ADEME de 146 kWh par an, un chiffre un peu au-dessus de celui du tableau de l’ADEME cité plus haut, qui vise un four précis.
Au tarif Bleu d’EDF en option Base, le kWh vaut 0,2001 € TTC au 1er août 2026 (6 kVA). Pour estimer un repas : durée en heures multipliée par 1,2 à 1,6 kWh, puis par ce prix.
Chaleur tournante, statique ou pyrolyse
| Mode | Consommation par cuisson (Selectra) |
|---|---|
| Chaleur tournante | environ 0,66 kWh |
| Statique (chaleur traditionnelle) | environ 0,78 kWh |
| Pyrolyse (nettoyage) | 3 à 5 kWh, soit 0,60 à 1,00 € |
La chaleur tournante consomme environ 15 % de moins que la chaleur statique pour une cuisson, d’après ces estimations. La pyrolyse, qui dépasse 500 °C, pèse autant que quatre à sept cuissons. À 3 ou 4 cycles par an, elle représente de 9 à 20 kWh, soit de 2 à 4 € environ.
Les habitudes qui rapportent
Selectra chiffre l’ensemble de ces gestes à 20 à 40 kWh par an, soit au plus 8 € :
- éteindre le four quelques minutes avant la fin de la cuisson et laisser la chaleur résiduelle terminer le travail ;
- utiliser la chaleur tournante par défaut ;
- supprimer le préchauffage pour les gratins, rôtis et plats similaires (les pâtisseries le demandent en général) ;
- garder la porte fermée et contrôler la cuisson avec la lumière du four, comme le recommande aussi l’ADEME ;
- limiter la pyrolyse à 3 ou 4 fois par an.
Et la cuisson sur plaque ou au micro-ondes
Pour une petite portion, le micro-ondes (40 kWh par an en moyenne) évite de chauffer un volume de 60 litres. Sur les plaques, l’ADEME indique que couvrir les casseroles économise environ 25 % d’électricité ou de gaz. Ces gestes de cuisine pèsent plus que le choix d’un four neuf.
Acheter un four neuf : ce que dit l’étiquette
L’étiquette énergie classe les fours de A à G. À l’achat, comparez la consommation en kWh par cuisson plutôt que la seule lettre, car Selectra relève que son propre tableau d’étiquettes ne suit pas un ordre régulier d’une classe à l’autre. Une classe supérieure ne garantit donc pas toujours une consommation plus basse à volume égal. Le volume compte : un four de 70 litres ne sert pas à réchauffer une assiette. Pour le reste de la cuisine, le guide des économies d’énergie chez soi donne les autres leviers, et la page de l’ADEME sur la consommation des appareils ménagers détaille les chiffres cités ici.
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