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Comprendre le malus écologique et son impact sur l’achat de véhicules

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Le malus écologique est une taxe appliquée lors de l’immatriculation d’un véhicule neuf en fonction de ses émissions de CO2. Instauré en France en 2008, ce dispositif vise à encourager les acheteurs à opter pour des voitures moins polluantes.

Qu’est-ce que le malus écologique ?

Dans cet article, nous aborderons les critères de cette taxe et son évolution au fil du temps.

Principes et objectifs du malus écologique

Mis en place pour inciter les consommateurs à choisir des modèles de véhicules plus respectueux de l’environnement, le malus écologique est fondé sur le principe du « pollueur-payeur. En effet, les acheteurs d’automobiles avec de fortes émissions de CO2 se voient imposer un montant supplémentaire lors de l’immatriculation de leur véhicule.

Au-delà de favoriser l’acquisition de voitures moins émettrices en CO2, le malus écologique vise également à réduire la pollution atmosphérique. Cette dernière représente un enjeu majeur pour la santé publique, car elle peut provoquer ou aggraver diverses affections respiratoires et cardiovasculaires.

Les critères du malus écologique : émissions de CO2 et bonus/malus

Le critère principal déterminant le malus écologique est la quantité de CO2 émise par le véhicule, exprimée en grammes par kilomètre (g/km). Plus cette quantité est élevée, plus la taxe appliquée sera conséquente.

Outre les émissions de CO2, d’autres éléments interviennent aussi dans le calcul du malus écologique. Il s’agit notamment du bonus/malus énergétique et des normes Euro auxquelles répond le véhicule.

Le bonus/malus énergétique

En complément du critère des émissions de CO2, le dispositif prévoit un système de bonus/malus énergétique basé sur l’énergie utilisée par le véhicule :

  • Électricité : bonus pour les véhicules 100% électriques;
  • Hybride rechargeable : bonus pour les véhicules avec une partie de l’autonomie en mode 100% électrique;
  • Diesel ou essence : malus pour les véhicules thermiques selon leurs émissions de CO2.

Les normes Euro

Les normes Euro sont des seuils d’émissions polluantes applicables aux véhicules neufs vendus dans l’Union européenne. Elles sont mises à jour régulièrement afin de contraindre les constructeurs automobiles à innover en matière de technologies moins polluantes. Ainsi, un modèle répondant à la norme Euro 6 est généralement moins assujetti au malus écologique qu’un modèle de norme Euro 5.

Le barème du malus écologique : une évolution progressive

Depuis son instauration en 2008, le barème du malus écologique a connu de nombreux changements, rendant les critères d’application plus stricts au fil des années. Cela se traduit spécialement par la diminution des seuils déclenchant la taxe et l’augmentation du montant à payer.

À titre d’exemple, le seuil maximal d’émissions de CO2 exempté de malus est passé de 160 g/km en 2008 à 131 g/km en 2020. Dans le même temps, le montant maximal du malus écologique est passé de 2 600 euros à 20 000 euros pour les véhicules émettant 212 g/km ou plus.

Notez que le gouvernement français révise chaque année le barème du malus écologique, prenant en compte les avancées technologiques et les objectifs environnementaux nationaux et européens.

Les conséquences pour les acheteurs de véhicules

Avec cette fiscalité verte, les consommateurs ont vu leur choix orienté vers des modèles moins polluants. Cependant, cela n’est pas sans conséquence sur leur budget. En effet, le malus écologique peut représenter un coût non négligeable lors de l’achat d’un véhicule neuf.

Par exemple, un modèle diesel avec des émissions de CO2 de 180 g/km s’expose à un malus de 7 953 euros en 2020, alors qu’il était de 6 000 euros en 2018. Cette hausse peut inciter les consommateurs à se tourner vers des véhicules plus respectueux de l’environnement et/ou changer leurs habitudes de consommation.

Le choix entre achat neuf et occasion

Pour échapper au malus écologique, certains acheteurs optent pour un véhicule d’occasion plutôt que neuf. En effet, la taxe n’est appliquée qu’une seule fois lors de la première immatriculation du véhicule. Toutefois, ces acheteurs doivent tenir compte de la fiscalité particulière applicable aux voitures d’occasion, notamment la vignette Crit’Air qui tient compte des normes Euro et de la date de mise en circulation du véhicule.

La prise en compte du malus écologique dans les décisions d’achat

Avec le renforcement progressif du barème et les hausses récurrentes des montants à payer, il devient essentiel pour les acheteurs de prendre en considération le malus écologique lors du choix de leur prochain véhicule neuf. Ainsi, comparer les niveaux d’émissions de CO2 et les montants associés est une démarche incontournable pour anticiper l’impact financier de cette taxe sur l’achat.

Les alternatives disponibles : l’autopartage et la mobilité douce

Enfin, face au malus écologique et à la transition écologique en cours, les consommateurs peuvent également reconsidérer leurs besoins en termes de mobilité et opter pour des solutions alternatives. L’autopartage, les véhicules en location à longue durée (LLD) ou encore l’adoption de modes de transport doux comme la marche, le vélo et les transports en commun peuvent constituer des options viables pour éviter ou réduire l’impact du malus écologique.