Pellets disponibles cet hiver : la production couvre l’essentiel des besoins

Pellets disponibles cet hiver : la production couvre l’essentiel des besoins
Sommaire5 sections
  1. 01Production et consommation : l’écart de 2025
  2. 02Hiver 2022 : comment la pénurie est née
  3. 03La demande en 2026 : poêles et chaudières
  4. 04Commander cet hiver sans stress
  5. 05Le bois bûche, une alternative

Les pellets sont disponibles pour l’hiver 2026-2027 : la production française progresse plus vite que la demande, et les importations comblent l’écart restant. Propellet, l’association de la filière, estime que cette hausse de capacité « permet aujourd’hui de couvrir la grande majorité des besoins nationaux ». Voici les chiffres, l’histoire de la pénurie de 2022 et la méthode pour commander sereinement.

Production et consommation : l’écart de 2025

Le bilan 2025 de Propellet, publié en avril 2026, donne les ordres de grandeur suivants :

  • production nationale : environ 2,2 millions de tonnes ;
  • consommation estimée : près de 2,4 millions de tonnes ;
  • plus de 70 unités de production en France ;
  • 4 unités mises en service récemment (Picardie Granulation, VPK, Lesbats et Destampes), pour environ 300 000 tonnes de capacité supplémentaire.

L’écart entre production et consommation est couvert par des importations. D’autres pages de Propellet donnent des totaux un peu différents (par exemple 80 usines sur la page des chiffres clés) : retenez l’ordre de grandeur plutôt que le chiffre exact. La source principale est le bilan 2025 de Propellet.

Hiver 2022 : comment la pénurie est née

Le souvenir de 2022 explique les inquiétudes. Selon l’analyse de Selectra, plusieurs mécanismes se sont combinés :

  1. la demande de livraison a dépassé de plus de deux fois celle de l’année précédente, alors que la consommation réelle ne devait croître que de 12 à 13 % ;
  2. les achats se sont déplacés : au lieu de juin à novembre, ils ont eu lieu de février à juin, alors que les usines produisent de façon régulière, de 7 à 10 % du total chaque mois ;
  3. la crainte de coupures d’électricité a poussé à stocker, ce qui a créé l’apparence d’une pénurie et fait monter les prix ;
  4. les importations en provenance de Russie, d’Ukraine et de Bélarus ont disparu après la guerre en Ukraine.

Au pic, les prix avaient à peu près triplé, d’après la même source. Les anciens chiffres de 800 à 900 € la tonne, repris à l’époque dans la presse, n’ont pu être vérifiés et sont retirés : le prix actuel est détaillé dans l’article sur le prix de la tonne à 300 €.

La demande en 2026 : poêles et chaudières

La demande d’équipements est repartie : 128 000 poêles à granulés ont été vendus en 2025 (+36 % par rapport à 2024) et 8 060 chaudières (+13,5 %). Chaque appareil installé ajoute une consommation annuelle de granulés, d’où l’intérêt d’une capacité de production en avance.

Un changement pèse sur la suite : depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste de MaPrimeRénov’ ne finance plus les poêles ni les chaudières à granulés, selon la fiche de service-public.gouv.fr vérifiée à cette date. Propellet cite d’ailleurs la suppression des aides aux chaudières biomasse individuelles comme un risque pour ce segment. Les pistes qui restent ouvertes sont détaillées dans l’article sur les aides pour un poêle à bois ou à granulés.

Commander cet hiver sans stress

Selectra écrit le 1er octobre 2026 qu’il n’y a pas de raison de commander dans la précipitation : la baisse de fin d’été est déjà passée. Quelques réflexes suffisent :

  • demander deux ou trois devis à des revendeurs locaux, qui peuvent battre le prix national de plusieurs dizaines d’euros par tonne ;
  • exiger un granulé certifié ENplus A1 ou DINplus sur le devis ;
  • prévoir où stocker : le vrac demande un silo ou un local accessible au camion, la palette demande un abri sec ;
  • commander un peu avant d’en avoir besoin, pas en plein pic de froid, pour éviter de subir les délais de livraison.

Pour le stockage, le guide sur les erreurs de stockage des granulés détaille les pièges de l’humidité. Les prix du sac chez les enseignes se suivent dans l’outil dédié.

Le bois bûche, une alternative

Le bois bûche reste une solution de repli pour qui dispose d’un poêle mixte ou d’un appareil à bûches. Selon Selectra, le stère se paie de 80 à 150 € livré en 2026 : les comparaisons et les unités de vente sont expliquées dans l’article sur le prix du stère de bois.

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