Prix des granulés de bois : 370 € la tonne en 2025, la stabilité se confirme
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Le prix des granulés de bois est stable depuis 2024. Propellet, l’association de la filière, chiffre la tonne en vrac à 370 € en moyenne en 2025, contre 356 € en 2024, soit environ 4 % de hausse. Le prix du sac au quatrième trimestre 2025 est identique à celui d’un an plus tôt. Après les hausses de 2022, c’est la période la plus calme du marché.
Ce que montrent les chiffres de 2025
| Année | Granulés en vrac (moyenne, € la tonne) |
|---|---|
| 2024 | 356 |
| 2025 | 370 |
Ces moyennes viennent du bilan 2025 de Propellet, relayé par Batiweb en avril 2026. L’association y parle de prix « globalement comparables d’une année sur l’autre » et d’une évolution « plus stable depuis 2024 ». Éric Vial, son délégué général, explique que la production locale et l’usage des co-produits de la forêt permettent « de sécuriser l’approvisionnement et de stabiliser les prix ».
Les facteurs qui tiennent le prix
- Une matière première locale : les granulés sont fabriqués avec les co-produits de scierie. La filière nationale limite ainsi sa dépendance aux importations.
- Une capacité en hausse : de nouvelles unités de production ont ouvert (voir l’article sur la disponibilité des pellets cet hiver).
- Des achats mieux répartis : d’après TotalEnergies, la logistique est mieux organisée et les commandes s’étalent davantage sur l’année qu’en 2022.
- Un transport maîtrisé : il représente environ un tiers du prix final, selon Neozone, d’où des écarts régionaux limités à quelques dizaines d’euros.
Les points de vigilance en 2026
La stabilité n’exclut pas des mouvements. Propellet parle d’une « remontée modérée » au deuxième trimestre 2026, avec environ 388 € la tonne en vrac et 385 € en sacs (5,78 € le sac de 15 kg). Selectra relève ensuite 426 € le 1er octobre 2026. Les mois de février à septembre sont détaillés dans l’article sur le prix du pellet selon la saison.
TotalEnergies cite les facteurs qui peuvent relancer la hausse : tensions géopolitiques, coût des matières premières, énergie consommée par les usines et transport. Un hiver rigoureux fait aussi monter les prix plus vite, d’après Neozone.
Réglementation et aides : ce qui change la demande
Depuis le 1er juillet 2022, les chaudières au fioul ne peuvent plus être installées dans les logements particuliers, sauf exceptions : une chaudière existante peut être conservée et réparée, mais pas remplacée par une nouvelle chaudière fioul. Cette règle, issue d’un décret publié au Journal officiel le 6 janvier 2022, oriente des ménages vers le granulé, la pompe à chaleur ou le gaz.
Du côté des aides, Propellet cite la suppression des aides aux chaudières biomasse individuelles à partir de 2026 comme un risque pour ce segment. Au 1er septembre 2026, le parcours par geste de MaPrimeRénov’ ne finance plus les équipements au bois, selon service-public.gouv.fr. Pour comparer l’investissement d’une chaudière, voir les avantages et inconvénients de la chaudière à granulés.
Ce que cela change pour votre budget
Selectra estime le budget d’un hiver de chauffage principal à 775 à 1 160 € pour 2 à 3 tonnes (relevé du 31 août 2026, au prix de 387 € la tonne). Au prix du 1er octobre, 426 € la tonne, la même quantité représente 852 à 1 278 € (calcul : 2 × 426 et 3 × 426). Pour suivre l’évolution du fioul, qui reste l’autre repère de nombreux foyers, consultez l’article sur l’évolution du prix du fioul.
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