Condensation poêle à pellets : 4 mesures pour garder le conduit sec

Condensation poêle à pellets : 4 mesures pour garder le conduit sec
Sommaire4 sections
  1. 01Mesure 1 : un conduit isolé et droit
  2. 02Mesure 2 : un tirage calculé
  3. 03Mesure 3 : des granulés secs et une allure raisonnable
  4. 04Mesure 4 : ramonage et contrôle des signes

L’eau qui perle dans un poêle à pellets vient des fumées. Elles contiennent de la vapeur d’eau, des goudrons et des imbrûlés. Si elles se refroidissent trop vite dans le conduit, ces produits se déposent sur les parois. Les dépôts de goudrons forment le bistre, qui peut s’enflammer et provoquer un feu de cheminée, selon l’Agence Qualité Construction (AQC). Quatre mesures réduisent le risque.

Mesure 1 : un conduit isolé et droit

L’AQC cite parmi les causes d’un conduit qui condense une isolation insuffisante du conduit ou de la souche, qui accélère le refroidissement des gaz. La fiche note aussi que la hausse des rendements des appareils abaisse la température des fumées : un poêle récent et performant y est donc plus exposé qu’un ancien.

La géométrie compte. Un conduit non vertical ou trop court ralentit le tirage. La fiche limite les dévoiements à deux, avec un angle maximal de 45°. Pour un poêle à granulés raccordé sur un conduit existant, la fiche d’autocontrôle de l’AQC ajoute un conduit de raccordement rigide, avec une pente montante d’au moins 3 % et une partie horizontale de 3 m au plus.

Mesure 2 : un tirage calculé

Un conduit sous-dimensionné ou surdimensionné refroidit les fumées. La norme NF EN 13384 sert de base au calcul, et l’autocontrôle de l’AQC demande une note de calcul qui valide le dimensionnement du conduit. L’ADEME demande de même à l’installateur un tirage ni trop faible ni trop fort.

La souche doit dépasser de 40 cm au moins tout faîtage ou obstacle situé à moins de 8 m, et de 120 cm sur une toiture terrasse ou une pente inférieure à 15 °. Demandez la note de calcul avant la pose, et conservez-la. Si le conduit est tubé, le débistrage et le ramonage préalables sont obligatoires selon le DTU 24.1.

Mesure 3 : des granulés secs et une allure raisonnable

Le guide du chauffage au bois fixe à 10 % l’humidité maximum des granulés. Des granulés de qualité certifiée, ENplus A1 ou DIN Plus, respectent ce seuil ; un sac mouillé ou stocké sur un sol humide ne le respecte plus. Le stockage est traité dans l’article sur les 4 erreurs de stockage.

L’ADEME relève que l’humidité excessive des granulés dégrade la combustion et impose de nettoyer le creuset plus souvent. Elle recommande aussi aux constructeurs d’éviter les allures inférieures à 30 % de la puissance nominale, et aux utilisateurs de choisir le mode marche/arrêt quand le besoin de chaleur est faible. L’air insuffisant est la cause habituelle des résidus dans le creuset.

Mesure 4 : ramonage et contrôle des signes

Le bistre s’élimine par ramonage. L’AQC recommande deux ramonages par an, dont un pendant la période d’utilisation, alors que l’obligation légale pour un poêle à granulés est d’au moins un tous les douze mois : le détail est dans l’article sur le ramonage d’un poêle à granulés. L’ADEME conseille de vérifier l’épaisseur de poussière dans un conduit horizontal : si elle est importante, le ramonage est urgent.

Signalez à votre ramoneur, ou trouvez-en un dans l’annuaire des ramoneurs, toute trace d’eau noirâtre au pied du conduit ou coulure sur le tuyau. Notez aussi les arrêts du poêle avec leur code : le carnet de pannes décrit dans l’article sur le code erreur d’un poêle à granulés aide le technicien.

Sources : fiche pathologie de l’AQC sur le bistrage, fiche d’autocontrôle poêle à granulés sur conduit et fiche ADEME sur l’installation et l’utilisation.

Cet article vous a-t-il été utile ?

 

Soyez le premier à donner votre avis.

Résumer cet article avec :

Partager :